9 Belges sur 10 inquiets de la situation internationale : leur comportement économique change
1 Belge sur 4 achète moins de produits américains - près d'1 sur 2 estime que nos entreprises devraient moins investir aux États-Unis
Une enquête1 menée récemment par AG Insurance montre que les turbulences macroéconomiques actuelles inquiètent les Belges. Près de 9 Belges sur 10 (88,7 %) se disent préoccupés par les récents événements sur le plan international. Cette inquiétude se traduit par des tendances claires en termes d'habitudes d'achat et d'épargne : par exemple, 2 Belges sur 5 (39 %) déclarent dépenser moins pour des produits non essentiels tels que les vêtements, tandis que plus d'un tiers (35,1 %) dépensent moins pour les vacances.
L'enquête s'est également intéressée à l'impact sur l'attitude des Belges à l'égard des États-Unis : 1 Belge sur 4 (25,3 %) achète moins de marques ou de produits américains, et près de la moitié (44,5 %) pense que les entreprises belges et européennes devraient moins investir aux États-Unis.
9 Belges sur 10 sont inquiets
En raison des nombreux conflits et de la politique du président américain, le monde a connu de nombreux bouleversements au cours de l'année écoulée, ce qui n'est pas sans conséquences. Pas moins de 88,7 % des Belges se sentent actuellement (très ou assez) préoccupés par les événements internationaux actuels. Les Wallons, avec 92,4 %, sont un peu plus inquiets que les Flamands (85,9 %). Cette anxiété augmente également avec l'âge. Seuls 2,3 % des répondants ne sont pas du tout inquiets.
Ces préoccupations ont des implications dans de nombreux domaines. Par exemple, 21,1 % des personnes interrogées dépensent aujourd'hui moins d'argent pour l'alimentation et les soins personnels en raison de cette inquiétude. Ce pourcentage atteint même 39 % pour les dépenses non essentielles (vêtements, appareils électroniques, sorties au restaurant, etc.). Il est intéressant de noter que davantage de femmes (42,3 %) que d'hommes (35,5 %) déclarent avoir réduit leurs dépenses non essentielles.
Plus d'un tiers des Belges (35,1 %) - indépendamment du sexe, de l'âge ou du niveau d'éducation - dépensent moins pour les vacances en raison de l'anxiété ambiante.
Investissements aux États-Unis : -25 %
Une des questions portait sur la mesure dans laquelle les développements internationaux ont entraîné une diminution des investissements financiers. Notons qu'un quart des répondants ayant investi dans des produits américains ont réduit leurs investissements au cours de la période écoulée. 23,6 % des Belges qui détiennent aujourd'hui des actions américaines déclarent moins investir dans ces actions. 22,2 % déclarent moins investir dans des fonds d'investissement et/ou des ETF américains. Enfin, 27,7 % investissent moins dans le dollar.
Les fonds qui n'étaient plus investis dans des produits américains ont été principalement réorientés vers des actions non américaines (24,8 %), des produits d'épargne (36,1 %) et des comptes courants ou d'épargne (40,9 %).
Diminution de l'attrait pour les marques et produits américains
Une tendance similaire à celle des produits financiers peut être observée dans l'achat de marques et de produits typiquement américains. Lorsqu'on leur demande dans quelle mesure leurs achats de produits américains (Coca-Cola, Oreo, Nike...) ont changé récemment, un peu plus d'un quart des Belges (25,3 %) répondent qu'ils en achètent moins aujourd'hui, contre seulement 3,8 % qui en achètent plus. On constate une différence frappante entre le nord (21,1 %) et le sud (30,6 %) du pays.
Politique d'investissement des entreprises belges et européennes
Lorsqu'on a demandé aux personnes interrogées dans quelle mesure les entreprises belges et européennes devraient investir aux États-Unis aujourd'hui, près de la moitié d'entre elles (44,5 %) ont répondu que nos entreprises devraient réduire leurs investissements aux États-Unis. Les personnes plus âgées (53,2 %) sont beaucoup plus susceptibles d'être de cet avis que les jeunes (34,4 %). Il en va de même pour les hommes, qui affichent un score plus élevé (48,2 %) que les femmes (40,9 %).
Seuls 3,7 % des participants à l'enquête pensent que les entreprises européennes devraient augmenter leurs investissements aux États-Unis.
Tableau 1 : Changements dans les investissements chez les personnes qui investissent moins dans les produits américains

Tableau 2 : Les entreprises belges et européennes devraient-elles investir plus ou moins aux États-Unis ?

(1) Enquête AG Insurance, réalisée entre le 30 janvier et le 6 février 2026 par DataSynergy, auprès d'un échantillon représentatif de 1.000 Belges. Marge d'erreur de l'enquête : 3%
(2) 55+
(3) 18-34 ans
