Réintégrer durablement les malades de longue durée au travail : et s’il y avait une autre voie à explorer ?
Alors que les obligations légales se durcissent en 2026, AG dévoile les enseignements de neuf années d’accompagnement sur mesure
En Belgique, plus d’un demi-million de travailleurs sont en incapacité de longue durée, dont un tiers pour des raisons psychologiques (burn-out, dépression, troubles anxieux). Cette tendance à la hausse pose bien sûr de nombreuses questions sur les problèmes de santé mentale en Belgique, mais pèse aussi lourdement sur la société, la sécurité sociale et les entreprises. Face à ce défi, le gouvernement fédéral a renforcé les mesures légales : depuis le 1er janvier 2026, les employeurs doivent remplir de nouvelles obligations assorties de sanctions financières, dont lancer le « trajet formel de réintégration » avant six mois d’incapacité (contre neuf mois auparavant).
Alors que les contraintes se multiplient, AG – pionnier de la réintégration depuis 2017 avec son programme de soins Return To Work – est convaincue des bénéfices que les programmes de réintégration informels pourraient apporter s’ils étaient mieux pris en compte sur l’échiquier des solutions. Après 9 années d’expériences collectées, AG dévoile les enseignements tirés de milliers de trajets de soins dont ont bénéficié des personnes en incapacité de longue durée pour raisons psychiques*.
Davantage de mesures formelles et de pression sur les employeurs
Face à l’explosion du nombre de malades de longue durée dans notre pays, le gouvernement Arizona a clairement affiché sa volonté de pousser un cran plus loin ses ambitions, notamment en responsabilisant davantage les employeurs et les malades dans son programme RTW 3.0 : cotisation de solidarité renforcée, évaluation du potentiel de travail des collaborateurs absents, trajet formel de réintégration obligatoirement lancé avant 6 mois d’incapacité… Des trajets dont l’objectif n’est pas de faire de l’accompagnement médical ou psychosocial, mais de mesurer l’adéquation entre la personne et un poste de travail.
Réintégrer les malades de longue durée via des trajets informels rapides et flexibles
Face à ces nouvelles mesures, les entreprises doivent trouver des solutions afin de donner toutes leurs chances aux absents de longue durée de reprendre le travail lorsque c’est possible. Un programme comme le « Return To Work » d’AG répond à cette problématique. Il offre aux personnes un véritable trajet de soins personnalisé qui vise leur rétablissement en profondeur, et une reprise durable de la vie active et professionnelle. Confidentiel, flexible et gratuit pour les personnes bénéficiant d'une couverture revenu garanti chez AG, ce programme est mis en œuvre sur une base volontaire, en collaboration avec cinq partenaires de soins reconnus dans le domaine de la santé mentale et de réintégration.
Benoit Halbart, Managing Director Employee Benefits / Health Care chez AG Insurance : « Le signal donné par le gouvernement Arizona transforme la réintégration en obligation légale, et non plus en simple bonne pratique liée aux ressources humaines. Il ne suffit plus d’attendre le retour d’un collaborateur, il faut l’accompagner activement ! Grâce aux trajets de réintégration informels personnalisés que nous proposons à nos entreprises clientes, bien avant les 6 mois imposés, nous sommes persuadés de pouvoir donner aux absents de longue durée une vraie chance de reprendre la vie active et professionnelle dans les meilleures conditions et de façon durable ».
Plus de 12.000 trajets de réintégration proposés et des résultats très positifs
Les résultats de l’approche intégrée d’AG sont au rendez-vous et consolidés sur plusieurs années d’analyse, dont voici les conclusions principales :
- Depuis son lancement en 2017, AG a déjà proposé plus de 12.000 parcours de soins à ses affiliés malades de longue durée, auprès de 900 entreprises et groupes.
- Rapide : chaque trajet est proposé rapidement et de manière proactive par AG, en cas d’incapacité de travail due à des affections psychiques liées au stress. Or, les experts s’accordent pour dire qu’une action rapide est essentielle pour garantir une reprise du travail (après 6 mois d’incapacité, les chances de retour au travail baissent à moins de 50 %).
- Adapté : le programme est personnalisé et sur mesure en fonction du profil et des besoins du travailleur, de son rythme et de ses possibilités.
- Flexible : et enfin, il s’effectue uniquement sur base volontaire. En moyenne, un travailleur sur deux accepte de suivre ce programme informel.
- Environ 70 % des participants reprennent le travail dans un délai moyen de six mois après le début des soins. Un indicateur qui reste stable d’année en année, malgré un durcissement du contexte global.
- Il faut en moyenne 4,6 mois pour reprendre le travail à temps partiel et 6,3 mois pour un retour à temps plein. Un trajet complet dure en moyenne 7 mois.
- 82 % des travailleurs reviennent chez leur employeur actuel.
- 90 % des personnes qui retournent au travail à l’issue de ce programme ne déclarent aucune rechute pour raison psychique dans les 6 mois après la fin du trajet.
- 94 % d’entre elles estiment être revenues plus rapidement grâce au trajet d’accompagnement.
« Ce qui permet de si bons résultats, ce sont les soins minutieux, l’approche adaptée et personnalisée pour chaque travailleur malade, avec des thérapeutes certifiés, sur le plan mental, physique et social. Sans ce suivi qualitatif, la reprise serait difficile et bien trop fragile », ajoute Benoit Halbart.
Mieux intégrer les trajets informels dans le système global de réintégration en Belgique
Les résultats des milliers de programmes informels menés depuis 9 ans par AG indiquent clairement qu'une approche proactive et volontaire a un impact majeur sur la réussite d’un retour au travail. Mais en Belgique, l’articulation de tous les acteurs de la réintégration et des initiatives qui leurs sont propres fait encore parfois défaut… Ce que propose AG, à titre d’exemple, n’est pas encore suffisamment intégré, mais il s’agit là pourtant d’une réelle piste à explorer davantage pour permettre un renforcement mutuel des forces déployées afin de solutionner la question de l’absentéisme de longue durée dans notre pays.
« Une meilleure articulation entre les trajets informels et les parcours devenus obligatoires (dits ‘ formels’) rendrait le système plus cohérent et plus gagnant pour l’employeur, le travailleur et la collectivité. En reconnaissant davantage ces trajets informels — rapides, flexibles et centrés sur l’humain — nous pourrions rendre le dispositif légal plus efficace et plus durable », conclut Benoit Halbart.
Le programme Return To Work en 3 points
Le programme de réintégration Return To Work est conçu et mené par des experts. Personnalisée pour chaque travailleur, l’approche comporte toujours 3 phases, les 3 « R » :
- Récupération : revenir au calme et recharger les batteries via la psychothérapie, la relaxation, l’exercice physique…
- Réactivation : booster les aptitudes, entre autres la communication et la gestion du stress, sur base d’une analyse personnelle
- Réintégration : lever les freins à la reprise, reprendre progressivement le travail, avec un suivi de qualité et une prévention de la rechute
Dans un souci de pluridisciplinarité, AG s’appuie sur l’expertise de partenaires de soins externes experts dans le domaine de la prise en charge des problématiques de santé de longue durée et de la réintégration : Workplace options, Oh My People, Medisch centrum Ternat, La clinique du stress Cites, et son dernier partenaire en date Pulso. Ensemble avec AG, ils contribuent à développer le l’expertise autour de la remise à la vie active. Ce faisant, le programme Return to Work est constamment réajusté pour coller à la réalité changeante à la fois des personnes malades et du monde de l’entreprise.
Laurence Gijs
* Analyses chiffrées relatives aux trajets proposés par AG à ses assurés entre 2017 et 2024 inclus.
