Voitures électriques : les Belges veulent y croire… mais pas à n’importe quel prix
15 % des Belges roulent en voiture électrique aujourd’hui
A l’occasion du Salon de l’Auto qui se tient dès le 9 janvier à Bruxelles, AG Insurance dévoile les derniers résultats de son enquête mobilité. L’assureur donne ainsi de nouvelles perspectives sur la relation que les Belges entretiennent avec les véhicules électriques. Si l’électrique progresse indéniablement dans les foyers du pays, il y a encore de grosses différences, et de nombreux freins à l’achat d’un tel véhicule : prix d’achat, autonomie, réseau de recharge… autant d’obstacles qui ralentissent la transition.
L’écologie reste importante pour les Belges… mais nettement moins qu’avant
En 2025, 6 Belges sur 10 (63 %) déclarent qu’il est important pour eux de se déplacer de manière écologique. Un chiffre plutôt encourageant à première vue… sauf quand on constate qu’il était bien plus haut en 2019, à 77 %. D’où vient cette baisse d’intérêt pour la mobilité plus écologique ? Particulièrement marquée en Flandre (seulement 58 %, contre 70 % en Wallonie) cette évolution pourrait s’expliquer par un climat socio-économique plus tendu depuis quelques années, entre inflation et taux sous pression. Les préoccupations financières prennent - semble-t-il - le dessus sur les considérations environnementales.

vous déplacer de manière économe en énergie ou écologique ?

ou écologique : différences régionales
Passer à une mobilité plus écologique : le « vrai moteur » est économique
Parmi ceux qui ont adopté des mesures plus écologiques dans leurs déplacements au quotidien (transports en commun, vélo, véhicules électriques…), ou qui envisagent de le faire, la réduction des coûts est désormais la première motivation (38 %, contre 29 % en 2019), loin devant les raisons idéologiques qui, elles, reculent (18 % en 2025, contre 24 % en 2019). Se tourner vers des solutions de mobilité verte : oui, mais surtout quand cela permet de faire des économies.

Véhicules électriques en forte progression, malgré les craintes
La voiture électrique a gagné beaucoup de terrain en 6 ans. Aujourd’hui, 15 % des Belges roulent déjà en voiture électrique, soit près d’un Belge sur 6. Cinq fois plus qu’en 2019 ! Près d’1 Belge sur 10 (9 %) a fait le pas vers l’électrique ces 3 dernières années. Et plus d’un sur 5 (21 %) envisage de rouler en électrique dans les trois prochaines années. Parallèlement, 8 % des Belges ont fait installer une borne de recharge chez eux, et 15 % envisagent de le faire dans les 3 prochaines années.
Pour autant, passer au véhicule électrique reste un saut dans l’inconnu. Plus de la moitié des Belges (56 %) affirment que les véhicules électriques leur sont encore trop méconnus. Cette méconnaissance est encore plus marquée chez les 55-64 ans (65 %) et chez les femmes (59 %).
Les SUV plus populaires que jamais, le diesel résiste
Les Belges se portent davantage sur les SUV (23 % en 2025, contre 14 % en 2021) et les voitures dites « citadines », au détriment des silhouettes plus classiques comme les berlines, les breaks ou les monospaces. L’électrification du parc automobile progresse surtout là où l’offre est mature et le budget suit : voitures de haut de gamme, SUV, tandis que l’entrée de gamme reste freinée par le prix. Quant au diesel, il est encore très élevé dans les voitures de type familiales, parmi les breaks (33 %) et les berlines (32 %), tandis que l’essence règne dans les citadines (3 citadines sur 4 ; 3 petites voitures sur 4).


Le coût reste un frein majeur, malgré une démocratisation progressive
Malgré une baisse générale des prix des véhicules électriques sur le marché, le coût reste l’obstacle majeur à l’achat : 62 % des répondants estiment en effet que les véhicules électriques sont trop chers, alors qu’ils n’étaient que 40 % à le dire en 2019. 28 % estiment que la recharge est trop lente. 26 % craignent une autonomie trop faible, 24 % jugent le réseau de bornes de recharge insuffisant.
Ces freins restent d’autant plus visibles que le contexte réglementaire évolue lui aussi : l’Union européenne a récemment assoupli son objectif 2035, en renonçant à l’interdiction totale des moteurs thermiques et en la remplaçant par une obligation de réduction de 90 % des émissions de CO₂, laissant une marge de 10 % pour les véhicules thermiques ou hybrides à condition que leurs émissions résiduelles soient compensées. L’ambition reste la neutralité carbone, mais pour autant, les rythmes d’adoption doivent s’adapter à la réalité du marché… Pour les Belges, il semblerait le passage à l’électrique dépende avant tout de la poursuite de la baisse des prix et de l’amélioration des infrastructures.
Jolien Sabbe, Head of Sustainability chez AG : « Comprendre comment les Belges perçoivent les véhicules électriques est essentiel pour nous en tant qu’assureur. Les résultats de notre enquête montrent qu’il y a dans notre pays une volonté réelle d’évoluer vers une mobilité plus durable, mais aussi des doutes très concrets liés au coût, à l’autonomie et aux infrastructures. En tant qu’assureur et investisseur majeur dans les projets de mobilité durable, nous voulons contribuer à lever ces freins pour permettre une transition plus sereine et accessible pour tous. »
Contribuer à lever certaines barrières
En Belgique, une voiture sur 6 est assurée chez AG. La compagnie entend donc bien jouer un rôle clé dans la mobilité électrique, en facilitant la transition et en levant certaines barrières pour les clients plus réticents. C’est dans cet objectif que toutes les assurances ont été adaptées à ces évolutions sociétales : couverture des câbles de recharge, couverture de la borne de recharge dans l’assurance incendie… Mais aussi l’AG EcoBonus, qui offre une réduction de 10 % sur la prime annuelle du contrat RC Auto et/ou d’une formule omnium pour le véhicule électrique ou hybride. Enfin, ajoutons qu’AG facilite aussi l’installation de la borne de recharge chez les particuliers, via sa filiale SoSimply.
À propos de l’étude
Enquête réalisée par Human8 entre le 10 et le 24 avril 2025 auprès de 2.000 Belges de 18 ans et plus, représentatifs de la population en termes d’âge, de genre, de région et de classe sociale. Marge d’erreur : ± 2 %.
Laurence Gijs
